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Egale Liberté Libre Egalité : E.L.L.E. et NouS

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Histoires d'ailes en ELLE

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Le détournement et l'instrumentalisation des mots désignant des "valeurs républicaines"
( et "universalisables" en tant que droits humains fondamentaux ) 
par l' extrême droite et une partie de la droite,
voire par certaines voix prétendues de gauche
impose une vigilance critique renouvelée.

Les remous et  crispations autour du "burkini" montrent l' état actuel de confusion des esprits chez beaucoup de français à ce sujet, y compris chez un certain nombre de nos "gouvernants".

L' adhésion à un principe d' "égale liberté" individuelle, en particulier en termes de liberté de conscience et de liberté d' expression impose sous peine d'incohérence logique, qu'à chaque fois que nous avons l'impression subjective personnelle qu'une autre personne n'est pas "libre" dans tel ou tel de ses actes, de ses modes d'expression ou de l'énonciation de ses croyances, AVANT de porter un jugement à prétention "universalisable" sur sa "liberté" ou sa "non-liberté", nous demandions au moins son propre avis réflexif à cette personne elle-même.

C'est toujours, par défaut d'autres informations plus précises sur le contexte, la personne elle-même qui doit être considérée comme la plus apte à définir son propre état ou ses conditions de vie comme étant des conditions suffisantes ou non de sa propre liberté.
Car c'est sur cette reconnaissance réciproque ( à égalité ) de nos libertés fondamentales, que repose notre propre légitimité à  revendiquer pour nous-mêmes le droit à l' exercice d'une telle liberté personnelle.

Dénier a priori le droit à une personne de s' exprimer au sujet de sa propre liberté et prétendre mieux savoir à sa place ce qui est "bon" pour elle-même en termes de liberté, c'est soit considérer cette personne comme "mineure" ou en "tutelle", sous la responsabilité d'une autre personne seule capable de juger à sa place. ( Cas des enfants ou de certains handicapés mentaux, etc. placés pour ces raisons de "vulnérabilité" particulière sous la protection soit d'un "tuteur", soit d'une institution qui décide en dernière instance à leur place )

Or dans le cas évoqué des choix vestimentaires portés en public, les seuls "arguments" défendables en termes de libertés personnelles, sont précisément :

- soit de supposer ( sans preuve ...) que les personnes qui portent tel ou tel vêtement ne sont pas "libres" de le porter, qu'elles le font sous la contrainte, physique ou morale d'une autre personne ou d'un clan ou d'une communauté. Il faut au minimum alors le leur demander avant de prétendre savoir à leur place si elles sont libres ou pas, et avoir une information objective suffisante sur le contexte particulier où évoluent ces personnes.
Il faut d'autre part, si on émet des doutes critiques sur un contexte de pression, AVOIR LA MÈME ATTITUDE CRITIQUE dans toute situation similaire de soumission des personnes à une pression sociale, familiale, culturelle ou économique ou ... et commencer par se demander si soi-même, dans ces domaines on n' est pas soumis au même type de pressions ... tout en prétendant être suffisamment "libre" à ce sujet, pour ne pas permettre à d'autres personnes ou institutions d'en décider à notre place.

- soit de prétendre que le comportement personnel en question met en danger l' "égale liberté" d'autres personnes ... Par exemple en ayant un comportement de propagande en faveur de la violence, en faveur de la discrimination. Là aussi il faut en apporter une preuve rationnelle suffisante et en tout cas se demander si dans notre propre comportement "libre" personnel certains ne peuvent pas aussi "ressentir" cette liberté comme une agression contre leur propre liberté. C'est donc la capacité de "réciprocité" liée au principe d' "Égale Liberté" qui peut ici être un principe régulateur nous permettant de dépasser nos propres impressions subjectives projetées sur d'autres.

Règle d' or : Ne jugez pas de la liberté ou de l' absence de liberté des autres si vous ne voulez pas qu'ils jugent de la vôtre ...

Si vous prenez la liberté de juger de la liberté des autres, attendez vous à ce qu'ils puissent AUSSI LÉGITIMEMENT prétendre prendre la liberté  juger de la vôtre.

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Pendant un siècle et demi depuis la Révolution Française, il s'est trouvé de bons esprits "républicains" pour penser que l'appartenance d'une personne au genre féminin, devait nécessairement en faire un esprit faible sous influence qui ne pouvait par conséquent pas avoir le même droit de vote que le citoyen masculin ...
et devait donc rester sous la "tutelle" d'une autre personne supposée être plus capable qu'elle-même de savoir ce qui était bon pour elle.

Il est d'autant plus incohérent, pour un certain nombre de supposées "féministes" actuelles, de dénier a priori à d'autres femmes la capacité de juger par elles-mêmes, - en personne - , de ce qui est bon pour leur propre personne.


 


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